À l’ère où la consommation de musique via les plateformes de streaming en ligne bat son plein, la vente de vinyles a littéralement explosé au cours des dernières années. Le Québec fait partie de ce marché en pleine croissance et qui compte de plus en plus d’adeptes à l’affût des nouveautés.
Écouter de la musique à notre époque n’a jamais été aussi simple avec les abonnements mensuels sur les différentes plateformes d’écoute en ligne. En quelques clics, cela donne accès à des millions de chansons et d’artistes de partout dans le monde.
Et pourtant, un format physique existant depuis presque 80 ans et qui a atteint son pic de popularité en 1978 fait son grand retour sur les tablettes des magasins, et ce, depuis le début des années 2010. Le disque vinyle.
Le Québec n’échappe pas à cet engouement mondial pour le retour de cet objet captivant qui reprend sa place sur les tables tournantes de nos foyers. En ligne ou chez les disquaires, les ventes atteignent des sommets qu’on n’avait pas vus depuis plusieurs décennies. Le public est autant composé de nostalgiques que de membres de la nouvelle génération. C’est ce qui est fascinant: ça touche toutes les tranches d’âge et c’est devenu un phénomène rassembleur qui crée un beau lien entre les générations.
Il suffit d’aller faire un tour sur le groupe Facebook «Passion du disque vinyle (Québec)» pour voir à quel point l’admiration pour le 33 tours est devenue virale! En effet, ce groupe privé créé par Eric Guyon compte plus de 26 000 membres et les publications sont impressionnantes: plusieurs centaines par jour! C’est là qu’on peut se rendre compte de l’enthousiasme général aux quatre coins de la Belle Province : les passionnés n’ont pas peur de casser leur tirelire pour se procurer les galettes de leurs artistes préférés ou de chercher la rareté tant convoitée…
Les artistes québécois qui se vendent le mieux chez nous sont Les Cowboys Fringants, Simple Plan, Jean Leloup, Charlotte Cardin, Coeur de Pirate ou encore Offenbach. Il y a également un engouement monstre avec les vinyles d’Angine de Poitrine dans la dernière année. Autant au Québec qu’à l’international.
Ce qui explique cet emballement pour le retour du vinyle dans nos bibliothèques, c’est surtout le plaisir du format physique. En effet, c’est un bel objet que l’on peut collectionner et exposer. Ouvrir la pochette, l’observer et le manipuler est devenu un rituel pour certains fans de musique.
Prendre le temps est également un facteur important, car le mélomane peut admirer le visuel de la pochette et feuilleter le livret qu’elle contient, ce qui n’est pas possible en format numérique. Enfin, la qualité sonore est un facteur à prendre en considération, car avec un bon système de son, un disque peut avoir une texture et un son très agréable.
Même si ce support ne remplacera probablement jamais le format numérique, son retour inattendu nous montre que les audiophiles accordent une grande importance aux objets physiques.
Venons-en maintenant au point qui nous intéresse : les chiffres qui ont été publiés par l’Institut de la Statistique du Québec. Selon cette source, les ventes de disques ont augmenté de 311 % au Québec entre 2015 et 2025, pour atteindre environ 400 000 unités vendues en 2025. Cela représente 33 % des ventes totales en musique. En comparaison, 500 000 CD se sont écoulés chez nous la même année.
Une information pertinente, mais surprenante, mérite d’être soulignée : seulement 8 % des 400 000 disques écoulés provenaient d’interprètes québécois. Ce sont donc les artistes étrangers qui profitent principalement de ce regain de ventes.
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Pendant ce temps, voici combien faut-il d’écoutes pour vraiment vivre de sa musique avec Spotify au Québec.
[via statistique.quebec.ca et Ici Radio-Canada]